La ville coloniale de Sucre et la cité minière de Potosi

3 femmes boliviennes - Potosi - Bolivie

Sucre et Potosi, Bolivie // du 9 au 12 mai et du 18 au 27 mai 2016

Au-delà de notre excursion dans le Salar, avec mon frère Damien nous avons eu le temps de visiter rapidement la ville minière de Potosi et un peu moins rapidement la splendide ville coloniale de Sucre dans laquelle j’ai pour ma part décidé de rester quelques jours supplémentaires.

Sucre : une ville où il fait bon vivre

Je suis arrivée deux jours avant mon frère Damien à Sucre (dire Sucré), et j’ai décidé d’en profiter pour « ne rien faire » et l’attendre pour visiter la ville. J’en ai quand même profité pour reprendre quelques heures de cours d’espagnol ! A son arrivée, nous avons pris deux petites journées pour visiter la ville, un peu au pas de course, mais nous avons eu le sentiment de voir l’essentiel. Nous avons fait pas mal de visites, mais ce que j’ai préféré dans la ville c’est son ambiance générale avec ses nombreux bâtiments coloniaux tous d’une blancheur immaculée et son atmosphère tranquille. C’est malheureusement aussi une ville très polluée en raison du trafic automobile et de l’ancienneté des véhicules, ici pas de contrôle technique, et la fumée qui sort des pots d’échappement des collectivos (minibus) est souvent très très noire !

Au nombre des visites, il faut noter la splendide Casa de la Libertad, où fut signée la déclaration d’indépendance de la Bolivie, visite très intéressante qui permet de se plonger dans l’histoire du Pays. Faute de pouvoir visiter la Cathédrale fermée pour cause de rénovation, nous nous sommes rendus au Covento (couvent) San Felipe Neri dans le centre-ville. La visite est plaisante, et on y découvre la richesse de l’église dans le pays, mais ce qui nous a amenés à faire cette visite, c’est l’accès au toit du couvent qui donne une vue d’ensemble de la ville et permet de comprendre son surnom de « ville blanche ». Dernier musée, le Musef, ou musée ethnographique et du folklore, qui présente des collections d’objets folkloriques et de masques impressionnantes a été particulièrement vivante grâce à son guide qui en plus d’être facile à comprendre (en espagnol) et très intéressant nous mimait les pas de danse !

Au-delà des visites, nous sommes montés sur la colline Recoletta pour avoir un autre point de vue sur la ville, et nous nous sommes promenés dans le Parc Simon Bolivar qui abrite une « tour Eiffel» dont les boliviens sont vraiment fiers… mais il n’y a qu’eux pour y voir une Tour Eiffel ! Après le départ de Damien, le cimetière municipal est le dernier (et le seul) endroit que j’ai visité. C’est un endroit étonnant, il est assez agréable de s’y promener à travers les allées boisées et aérées, et il semble d’ailleurs que les habitants y aient leurs habitudes le week-end, pour ma part j’y étais le jour de la fête des mères, et on aurait dit la toussaint tellement il y avait de monde venu rendre hommage à leurs proches.

Mais finalement ce que j’ai le plus apprécié dans cette ville, c’est le Mercado central, le grand marché situé au pied de notre hôtel. C’est probablement le marché que j’ai le plus apprécié durant mon voyage. Vraiment animé avec toutes les « Cholitas » (femmes boliviennes vêtues traditionnellement avec leurs tresses et leur chapeau melon) qui vous proposent un menu du jour, des fruits et légumes de toutes les couleurs, de fantastiques jus de fruits frais et des salades de fruits non moins fantastiques ! C’est d’ailleurs devenu le point de départ de chacune de mes journées. En effet, une fois Damien parti, je suis restée une huitaine de jours supplémentaires à Sucre pour tenter de me débarrasser d’un rhume virant en bronchite. Les jus de fruits plein de vitamines faisaient évidemment partie intégrante du traitement ! Il faut dire qu’après 8 mois à changer de lieu en moyenne tous les 2 ou 3 jours, j’avais aussi un peu envie de me poser et me reposer. L’hostel dans lequel j’avais posé mon sac était très sympa et s’y prêtait donc très bien. J’ai aussi pensé que ça me permettrait de m’habituer à l’altitude, la ville se situant à 2700 mètres, ce qui est à la fois assez haut mais pas trop, mais j’ai pu constater en quittant la ville pour monter 1000 mètres supplémentaires que j’avais toujours autant de mal à respirer et à dormir… et ça ne passera finalement jamais !

Durant ces quelques jours supplémentaires, j’ai aussi eu l’occasion d’assister aux cérémonies du 25 mai (date symbolique de la libération du continent sud-américain). C’était férié pendant une semaine, et les rues de la ville de Sucre, capitale constitutionnelle de la Bolivie (La Paz étant la capitale administrative… je ne sais pas si d’autres pays ont deux capitales officielles), voyaient tous les jours défiler des concours de bandas et de majorettes des écoles, diverses catégories de la population telles que les mineurs, des professeurs, des Cholitas… c’était très animé !

La ville minière de Potosi

Potosi est réputée pour ses mines qui jalonnent le Mont Potosi, qu’il est possible de visiter. Nous avons décidé de ne pas faire cette visite, n’ayant pas vraiment envie de passer 3 ou 4 heures dans le noir des tunnels étroits, même s’il paraît que la visite est vraiment captivante. Cependant la ville est également intéressante au-delà de ses mines. Nous n’y avons passé qu’une petite journée entre le Salar et Sucre où Damien avait un avion à prendre. Nous avons notamment visité la Casa de la Moneda (hôtel de la monnaie) qui est à la fois un très beau monument, et dont la visite guidée donne un très bon résumé de l’histoire de la ville et de la monnaie sur le continent sud-américain. Autre monument phare de la ville, le Covento de Santa Teresa dont la visite guidée explique comment les jeunes filles des familles aisées de la ville entraient au couvent moyennant une dot substantielle. Le couvent est donc doté de très nombreuses œuvres d’art d’une grande richesse. Pour finir, nous avons visité la cathédrale et mangé de succulents Saltenas (chaussons à la viande) avant de reprendre la direction de Sucre pour y faire le shopping de fin de séjour. Pour ma part il était temps que je quitte la ville la plus haute du monde (3800 mètres) car chaque pas devenait difficile, et je ne parle pas des escaliers ! La Paz est réputé pour être la ville la plus haute, mais elle est « uniquement » la capitale la plus haute, car son centre-ville se situe « seulement » à 3700 mètres !

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