Santiago et Valparaiso : mes premiers pas en Amérique latine

Santiago et Valaparaiso, Chili //du 3 au 7 mars 2016

Après 6 mois sur les routes et les chemins d’Asie, arriver en Amérique latine crée un gros décalage. Je n’avais jamais traversé l’Atlantique (je ne l’ai toujours pas fait d’ailleurs !) et si je rêvais depuis longtemps de ce continent, je n’en avais pas d’idée précise. J’ai adoré l’ambiance dès mes premiers pas sur le continent. Et c’est étonnant après l’Asie, de passer incognito,  personne ne remarque – de prime abord – que je suis une touriste, on me parle en espagnol. Il est urgent que je m’y mette d’ailleurs. 🙂

Santiago, Capitale du Chili

Santiago, Capitale du Chili est une très grande ville sans intérêt architectural particulier. J’ai commencé par suivre le free tour organisé deux fois par jour au départ de la Plaza des Armas. Le guide était très sympa et vraiment passionné, mais j’ai trouvé que le tour se contentait d’un circuit allant d’un bâtiment « de style français » à un autre bâtiment « de style français ». La ville a subi de nombreux tremblements de terre et incendies. Cela donne un assemblage de bâtiments sans aucune harmonie, et des constructions assez anarchiques. Mais tout comme à Sydney, ce tour permet d’avoir un bon aperçu du centre-ville et de prendre quelques infos intéressantes. Le guide recommande notamment quelques restaurants que je n’ai malheureusement pas eu le temps de tester. Malgré tout j’ai beaucoup apprécié l’ambiance de la ville, les gens sont très avenants, toujours souriants, se démènent pour vous trouver une solution. Après le tour je suis montée en haut de la petite colline Santa Lucia qui se trouve en centre-ville et donne une « belle » vue sur l’ensemble de la ville… en tout cas un vue d’en haut. Car la ville est entourée de montagnes, et la pollution reste coincée au milieu, d’en haut la vue sur ce fog est impressionnante, et les photos ratées !

S’équiper pour camper ? ou pas…

J’ai consacré mon deuxième jour à m’équiper pour la suite de mon voyage. Après avoir longuement hésité et échangé avec de nombreux voyageurs sur le sujet, j’ai décidé de m’acheter une tente, un matelas, un duvet chaud et un réchaud pour être libre de camper où et quand je le voudrai à l’avenir. C’est le choix de très nombreux voyageurs, et plusieurs m’ont convaincu que c’était la meilleure option. Me voici donc rendue dans un centre commercial dédié au sport dans lequel je trouve un duvet, puis dans un second mall où j’ai trouvé le reste de mon équipement. Pour camper en Patagonie à cette saison (automne), il ne faut pas lésiner sur la tente qui dois absolument résister aux vents forts que l’on trouve là-bas. Une fois rentrée à l’auberge, je détache et jette les étiquettes, ainsi que les tickets de caisse. Pourquoi ? Aucune idée ! Une habitude surement. Mais le lendemain quand j’ai voulu boucler mes affaires, je me suis rendue compte de mon erreur : ça ne rentre pas dans mon sac ! En Asie mon sac de 55 litres, était très largement suffisant. Mais ici il faut compter en plus avec le sac de nourriture qu’on transporte d’une auberge à l’autre, et même en essayant de réduire au minimum il y en a toujours trop. Et si on ajoute un gros duvet, un matelas gonflable et un réchaud, ça ne ferme pas ! Même avec la tente à l’extérieur. Et ça augmente d’environ 5 kilos le poids du sac, ouille ouille ouille ! J’ai fait une erreur. De toute manière je ne ferai pas de randonnée en itinérance en portant tout ce matériel plus toute ma nourriture sur le dos, mes genoux ne me l’autoriseront pas, c’est beaucoup trop lourd. Alors est-ce que j’ai vraiment besoin de cette tente ? Il est certain que ça permet d’économiser quelques pesos par rapport aux auberges. Mais on perd non seulement en confort de literie, mais aussi dans les transports… Je vais renvoyer le tout en France le lendemain depuis Valparaiso et ne garder que le duvet… et oublier tout ça au plus vite –d’ailleurs je l’avais oublié jusqu’à l’écriture de cet article J-.

Valparaiso toute en couleurs

Valparaiso, est situé à 120 km de Santiago, c’est presque la banlieue de Santiago, au bord de la mer. Plus précisément c’est le port de Santiago. Le nom de cette ville me faisait rêver, j’ai probablement trop chanté la fameuse chanson «  Santiano » étant petite. En tout cas, je voulais m’y rendre. Mais c’est aussi une ville chaudement recommandée par tous les guides touristiques car la ville n’a vraiment du cachet !

De nouveau j’ai choisi de suivre le free tour. La ville est constituée de 42 collines, ou cerros, et il faut grimper sans cesse dans le dédale des ruelles en pente raide et des escaliers ou bien emprunter l’un des 15 anciens ascenseurs qui épargnent tout ou partie de la grimpette. ! On marche dans les ruelles en admirant les nombreuses fresques murales qui parsèment la ville et les maisons aux façades de toutes les couleurs, et plus on monte, plus la vue sur la baie est belle. Le guide est très fier d’une des églises qui est très ancienne : elle a 300 ans !

Le lendemain matin, je me suis rendue au bureau de poste pour envoyer tout mon matériel… mon erreur est vite oubliée, et mon sac allégé. On n’en parle plus. Je me rends ensuite sur le port pour y faire un tour en bateau. D’anciens bateaux de pêcheurs on été réaménagés et reconvertis en bateaux pour promener les touristes. Les commentaires sont tous en espagnols, mais je profite de la vue sur la ville colorée, et regarde les lions de mer se prélasser au soleil, vautrés sur les tonnes d’amarrage.

Je termine ma visite de la ville par un tour au marché et un trajet en bus 612, judicieusement recommandé par le Lonely Planet, qui permet de parcourir la ville d’une colline à l’autre en admirant la vue sur le port de temps à autre.

J’ai beaucoup apprécié cette ville toute en couleur, non seulement grâce à ses façades colorées, mais aussi la liberté donnée aux artistes de peindre de très nombreuses fresques dans la ville. Cependant les graffeurs s’en donnent aussi à cœur joie, et j’apprécie beaucoup moins toutes les façades remplies de graffitis assez médiocres.

Il était ensuite temps de rejoindre la gare routière et de prendre un bus de nuit pour Puerto Montt puis Chiloé. C’est le début de l’automne et je craignais un peu les fraiches températures au sud de la Patagonie, et ne souhaitais donc pas trainer trop longtemps sur la route, mais je pense que j’aurai quand même dû faire un passage à Vina del Mar, ville jumelle de Valparaiso réputée comme encore plus belle.

 

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