Pucallpa : 5 jours dans une ville (moche) où il n’y a rien à faire

Pucallpa, Pérou // du 22 au 26 juin 2016

Je me suis rendue à Pucallpa en bus depuis Lima dans le but d’y prendre un bateau pour rejoindre ensuite Iquitos au cœur de la forêt amazonienne. Mais une fois sur place je n’ai finalement pas pris de bateau et je suis restée coincée dans cette ville 5 jours à ne rien faire. Finalement ça aurait pu être pire…

Je renonce aux 7 jours de bateaux pour 5 jours à Pucallpa

Dans le bus depuis Lima, j’ai fait la connaissance d’un couple de locaux très sympathiques qui, une fois arrivés à Pucallpa, m’ont proposé de déjeuner avec eux chez la mère de la jeune fille. Ils m’ont rapidement expliqué que la « croisière » sur le Río Ucayali que je souhaitais faire pour rejoindre Iquitos ne prendrai pas 4 jours ni même 5 comme l’indique le Lonely Planet, mais au moins 6 et plus probablement 7 car c’était la saison sèche, le bateau ne peut pas naviguer de nuit, et peut parfois même s’échouer. Ils m’ont également recommandé de rester un peu à Pucallpa à l’occasion de la St Jean le 24 juin, car il y aurait une fête en ville à laquelle je pourrai participer avec eux. Si je trouvais sympathique de prendre le bateau pour remonter le fleuve pendant 4 jours en dormant sur le pont dans un hamac, j’ai vite pensé que 6 ou 7 jours ce serait trop long. Pas d’électricité pour recharger ma tablette donc rien à lire, et mon espagnol a beau être meilleur de jours en jours, il ne me permet toujours pas de tenir de longues conversations. On ne peut pas rejoindre Iquitos par la route car aucune route ne traverse cette région de l’Amazonie, les seuls moyens de transport sont le bateau et l’avion. J’ai donc acheté un billet d’avion pour le prochain vol qui se trouvait 4 jours plus tard : il me fallait donc passer 4 jours de plus dans cette ville dans laquelle je ne pensais même pas dormir une nuit initialement.

J’ai parcouru le Lonely Planet et les divers blogs que j’ai pu trouver de long en large, mais il n’y a vraiment rien d’intéressant dans cette ville ou dans ses environs. Le lendemain, j’ai de nouveau retrouvé la famille du couple rencontré dans le bus, on est allés faire des courses au marché pour la Saint-Jean le lendemain. On a passé plus d’une demi-heure à choisir le poulet (vivant), qu’ils m’ont ensuite collé sur les genoux dans le moto-taxi !

Un petit tour à l’hôpital

Le lendemain, j’ai testé pour la première fois le médecin à l’étranger. J’avais une douleur à l’oreille ressemblant fortement à une otite que je ne souhaitais pas laisser trainer en raison du vol que j’avais à prendre quelques jours plus tard. Je pense que c’est arrivé à force de prendre des bus de nuit qui montent à 4000 mètres. Dans mon hôtel ils m’ont recommandé de me rendre directement à l’hôpital car c’était la St-Jean et tout était fermé. Une fois mon passeport enregistré et mon admission faite, j’ai payé 10 soles pour la consultation, à ce prix-là (2,50 €) j’ai décidé de ne pas tester l’efficacité de mon assurance et de ne  pas m’embêter avec la paperasse !!! Une fois le diagnostic effectué, le médecin a d’abord voulu me prescrire une injection de je ne sais quoi, mais j’ai vite répliqué que je préférais des gouttes dans l’oreille. Non pas que j’ai un problème avec les piqures, mais ça me semblait suffisant. Je suis donc repartie avec mon ordonnance, prête à affronter ma « meilleure journée » à Pucallpa.

Le décevant Lago Yarinacoca

Je n’ai pas souhaité retrouver  » mes amis  » pour une journée au bord du Lago (Lac) Yarinacocha car une fois que je suis avec eux il m’est délicat de m’échapper, et je pressentais  bien la journée à ne rien faire si ce n’est boire et manger… bof, bof. Je suis donc partie seule sur les bords de ce même lac et j’ai vite compris que toute la population de Pucallpa et des environs s’étaient donné rendez-vous là-bas pour la fête de la Saint-Jean. Ce qu’on m’avait présenté  comme un endroit fantastique n’est finalement qu’un bras mort du fleuve, sale et sans grand intérêt. J’ai accepté une proposition de balade en bateau de 3 heures pensant voire une faune quelconque, visiter un village indien, et me promener dans la jungle, mais hormis quelques hérons et des stands d’artisanat local je n’ai rien vu d’intéressant. Le « capitaine » m’avait annoncé qu’on irait se promener dans la « jungla », de nouveau grosse déception : la « jungla » est une sorte de zoo avec des animaux sauvages enfermés dans des cages minuscules, j’aurai préféré m’abstenir car les animaux je préfère les voir en liberté ou ne pas les voir du tout ! les plaisirs d’être « lost in translation » parfois ! Bref après ce tour qui n’a d’ailleurs même pas duré 3 heures puisqu’il n’y avait rien à voir, je suis retournée sur la berge et la foule m’a rapidement convaincue de reprendre un moto-taxi pour rentrer en ville. Je me suis alors retrouvée dans une ville fantôme ! Pas un chat dans les rues, tous les habitants étaient au lac.

Les jours survivants ont été consacrés à ne rien faire ou presque. Les petit-déjeuners au marché, un après-midi dans la piscine d’un hôtel, une rapide visite de la cathédrale, un tour sur le port sur les bords du Río Ucayali et pas grand chose d’autre si ce n’est la mise à jour de mon blog quand internet fonctionnait ! Mais finalement c’est bien aussi de temps en temps de se reposer !

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