L’Inca Jungle Trail : une gamelle, une grosse flemme, du fun et le Machu Picchu !

Région de Cusco, Pérou // du 8 au 11 juin 2016

J’ai commencé mon tour des agences de voyage à Cusco cherchant un simple forfait transport et entrée pour le Machu Picchu. Mais en découvrant ce qu’elles proposaient, je me suis laissée tenter par l’Inca Jungle Trail. A ne pas confondre avec le fameux Inca trail, qui est LE trekking de 4 ou 5 jours le plus réputé de la région puisque c’est le seul à permettre une arrivée directe sur le site du Machu Picchu sans passer par la ville d’Agua Calientes. Mais il faut le réserver entre 6 et 12 mois à l’avance, selon la saison, donc ce n’est pas celui-ci que j’ai fait mais l’Inca Jungle Trail. C’est la manière « fun » et moins sportive d’arriver en 4 jours au Machu Picchu en découvrant la région autrement : vélo, randonnée, rafting, tyrolienne, et finalement le Machu Picchu, le tout en dormant « en dur » tous les soirs, donc pas de gros sac à porter, parfait pour moi.

Une chute à vélo…

Après quelques heures de bus L’excursion débute par une descente à vélo. On nous équipe de VTT, casques, protège genoux et tibias et même une veste avec coque sur les épaules, les bras et dans le dos (désolée je n’ai pas de photo). J’ai eu un moment de doute, pensant qu’on allait faire du VTT, du vrai, dans la montagne… Mais non, pas du tout, il s’agit juste de descendre une route très bien bitumée, et de traverser les quelques rivières qui la croisent de temps en temps. J’ai donc enfilé mon attirail et entamé la descente, il faisait froid et je filais assez vite en tête, espérant que plus bas il ferait moins froid, comme annoncé. Mais j’ai ensuite eu la mauvaise idée de vouloir savoir qui me suivait… j’ai glissé dans un fossé en béton (du coté montagne et non du côté ravin !) et me suis esquinté (un peu) le genoux pas du tout protégé par la monstrueuse genouillère ! Rien de grave, sauf un pantalon en moins, j’ai pu continuer ma descente, un peu moins vite, et malheureusement sous la pluie. L’après-midi il y avait une option rafting dans la rivière de Santa Maria mais j’ai opté pour une partie de cartes arrosée de Cuzquena, la bière locale.

… une grosse flemme…

Le lendemain, on est supposés marcher 10h pour rejoindre les sources d’eau chaudes de Cocalmayo à Santa Teresa. J’appréhendais un peu car 10h, même si le dénivelé n’est pas énorme, cela me semblait beaucoup et je n’étais pas sure d’avoir déjà fait ça, pas récemment en tout cas. Au réveil il pleuvait des cordes, mes chaussures avaient séché dans la nuit pour rien… Ou pas ! Finalement je n’ai pas eu envie de marcher 10h sous la pluie (même si elle ne dure pas toute la journée ce ne serait pas confortable) et je ne me suis pas forcée. J’ai choisi de laisser le groupe partir, aller finir ma nuit, puis rejoindre le village de Santa Teresa en taxi-collectivo. Je ne me suis pas privée pour autant des sources d’eau chaude, au contraire j’y suis allée en début d’après-midi quand il faisait encore chaud et que les groupes n’étaient pas encore arrivés. Il paraît que la randonnée était magnifique, je n’en doute pas mais je n’ai eu aucun regret. J’étais fraîche et reposée pour le lendemain !

…l’approche de l’objectif…

Le 3ème jour, c’est la journée d’approche du Machu Picchu, on y est presque ! La matinée est consacrée à une activité tyrolienne. Je n’en avais pas fait depuis au moins 10 ans, mais j’en avais de bon souvenirs, un peu d’adrénaline, des moments sympas. De fait, cette tyrolienne est la plus grande du Pérou, constituée de 5 parcours, qui surplombent une gorge de quelques centaines de mètres. Il ne s’agit pas seulement de se jeter dans le vide accroché à son mousqueton comme dans mes souvenirs, m’ais d’ajouter une peu de fun en faisant les figures les plus folles : le pieds en l’air, la tête en bas… je me suis contentée de faire Superman, la tête en avant accrochée au câble par le dos, c’était déjà pas mal ! On a terminé par un pont de singe vraiment costaud, je n’ai pas aimé, et je n’étais pas la seule !

Après nous être sustentés, l’après-midi consistait en la marche d’approche du Machu Picchu. Le village d’Agua Calientes aux pieds du site n’est pas accessible par la route, le seul accès se fait en train pour les touristes aisés ou pressés et en marchant le long de la voie ferrée pour les routards et randonneurs. Il s’agit de 3 heures de marche à plat entre Hidroelectrica et Agua Calientes (les villes ont des noms étranges par ici : station hydroélectrique et sources d’eau chaude !) la randonnée n’a pas grand intérêt, mais elle a un côté mythique et elle met dans l’ambiance.

… et finalement le Machu Picchu, encore plus grandiose que ce que j’imaginais

Le dernier jour était le grand jour. Evidemment le Machu Picchu était sur ma liste des choses à voir dès le début de mon voyage, ça faisait partie des immanquables. Le guide nous avait fixé rendez-vous à 6h du matin à l’entrée du site. On avait le choix, entre l’accès à pied (pour les sportifs et les routards de nouveau) consistant en une demie heure de marche d’approche depuis Agua Calientes puis 1h d’ascension dans des escaliers ; ou un accès en bus au site du Machu Picchu (pour les autres !). Le prix est déraisonnable mais j’ai quand même opté pour cette solution pour épargner mes genoux et leur permettre de faire l’ascension suivante, la Montagne Machu Picchu, d’autant plus qu’il pleuvait de nouveau des cordes (on était supposé être en saison sèche depuis au moins un mois !) Pourquoi arriver si tôt sur le site ? Soit disant pour voir le lever du soleil. Evidemment sous la pluie ça n’est pas terrible, mais en plus à 6h le jour est déjà levé. Cette option est plus probablement prise pour permettre à certains tout faire dans la journée : visiter le site le matin, le quitter dès midi pour redescendre à pieds jusqu’à Hidroelectrica et prendre un bus pour Cusco. Nous avons donc effectué une visite guidée très matinale et brumeuse, mais néanmoins intéressante. L’avantage de passer par une agence est de bénéficier d’un guide, ce qui permet de bien comprendre l’histoire du site, de la vie des Incas sur la place, de la raison de l’emplacement etc…

L’arrivée sur le site est magique. Je m’y attendais, j’avais déjà vu des dizaines de photos, je croyais avoir une idée de ce que ce serait, mais Non, c’est PLUS ! Plus grand, plus beau, plus impressionnant, plus tout ! C’est absolument magique ! Ca fait partie de ces endroits on se demande bêtement si on va être déçu, mais c’est impossible de l’être ! Si on vous dit que c’est surfait, ne croyez pas votre interlocuteur !

Après cette visite, pendant que certains redescendaient déjà, j’ai pu, pour ma part, profiter longuement du site puisque je me suis offert un retour en train, beaucoup moins long que le bus. J’ai donc pu effectuer l’ascension de la montagne Machu Picchu. C’est 600 mètres de dénivelé dans des escaliers, et pas des escaliers faciles, les marches font souvent la hauteur de deux marches « normales » et sont parfois très courtes. Quelqu’un m’a dit que c’était parce que les Incas étaient très grands avant d’avoir été réduits en esclavage par les espagnols. Je ne sais pas si c’est vrai, je n’ai pas trouvé d’information sur le sujet, mais aujourd’hui les péruviens sont particulièrement petits ! Il ne faut pas trainer pour grimper car le sommet ferme à midi, et c’est vraiment dommage de monter tout ça pour se faire refuser les photos en arrivant au prétexte que c’est l’heure de redescendre ! A l’entrée du site on m’a dit qu’il fallait 1h30 pour monter, moi ça m’a pris presque deux heures. Mais comme j’y étais tôt j’ai pu profiter pleinement du panorama exceptionnel alors que les nuages commençaient juste à s’en aller. En effet il ne faut pas monter trop tôt non plus, car le Macchupichu est la plupart du temps couvert par les nuages en début de matinée, et en général ça se dégage entre 10h et 12h… L’après-midi j’ai encore pu profiter longuement du site alors qu’une majorité des touristes étaient déjà repartie, avant de redescendre à Agua Calientes attraper mon train pour Ollantaytambo puis un minibus pour Cusco. Je recommande vraiment de prendre son temps pour profiter un maximum de ce site exceptionnel d’éviter de repartir en bus en début d’après-midi. Pour les petits budgets il est possible de dormir une nuit de plus à Agua Calientes et de repartir tranquillement le lendemain, et pour les plus pressés de prendre un train en soirée.

4 Comments on “L’Inca Jungle Trail : une gamelle, une grosse flemme, du fun et le Machu Picchu !”

  1. Quel plaisir de te lire et de revivre cette découverte que j’ai faite il y a 5 ou 6 ans. Mais moi, je n’ai pas eu le courage d’escalader la montagne. C’est vraiment un lieu fabuleux. Je suis ravie que tu y aies pris autant de plaisir que moi. Bonne fin de voyage’ Dominique

Laisser un commentaire