Le parc de Torotoro : au cœur de la préhistoire

Torotoro, Bolivie // les 29 et 30 mai 2016 

Entre Sucre et La Paz, j’ai décidé de faire une halte dans le Parc de Torotoro, situé à 4 heures de piste de la ville de Cochabamaba. La région est réputée pour ses formations géologiques étonnantes, ses profonds canyons et ses traces de dinosaures.

Les bus en Bolivie sont moins chers mais bien moins confortables qu’en Argentine, c’est le moins qu’on puisse dire. Et les routes ne sont pas non plus des plus confortables. Pourtant après une nuit littéralement gelée dans le bus, et une arrivée à 4h30 du matin à Cochabamba, j’ai décidé d’enchainer sur 4 heures de pistes dans un minibus particulièrement inconfortable aussi ! Une fois arrivée à Torotoro, j’ai donc « pris mon après-midi » 🙂 pour profiter du soleil avant de commencer à explorer le parc.

Ciudad de Itas

Le lendemain, je me suis dirigée vers le bureau des guides puisque toutes les promenades dans le parc doivent être effectuées avec un guide. J’ai pu me greffer à un groupe déjà constitué pour une excursion d’une journée dans le parc. Au programme la Ciudad de Itas et la grotte d’Umajalanta. Torotoro étant situé à 2700 mètres d’altitude, je ne pensais pas avoir trop de difficulté, mais c’était sans savoir que Cuidad de Itas se trouvait à plus de 4000 mètres. Nous nous sommes promenés toute la matinée à travers de grandes grottes utilisées à l’époque précolombienne et avons pu admirer quelques peintures rupestres. Je me suis quand même demandé pourquoi à cette époque ils pouvaient choisir de vivre à cette altitude où non seulement l’oxygène se fait rare, mais en plus le climat est rude. Il n’en reste pas moins que la visite était vraiment intéressante et les paysages magnifiques.

La grotte d’Umajalanta et les traces de dinosaures

L’après-midi était consacré à l’exploration de la grotte d’Umajalanta… mais j’en ai finalement passé une partie à bouquiner au soleil ! En chemin nous avons d’abord observé quelques traces de dinosaures. C’est le genre de chose qui de prime abord ne me tente pas particulièrement mais je dois admettre que c’était assez impressionnant. Certaines traces sont vraiment bien marquées dans de la vase durcie et forment un chemin. On imagine la taille des bestiaux, heureusement qu’ils n’ont pas croisé les humains ! Après ces quelques traces, nous avons pénétré dans une grotte d’abord immense, puis il a fallu marcher accroupi et descendre à l’aide d’une corde tellement la pente était raide… c’est là que j’ai fait demi-tour. J’ai pourtant déjà fait de la spéléologie il y a quelques années de cela… mais il faut croire qu’en vieillissant ce genre de sensation évolue. J’aurai sûrement pu continuer, mais je me serai sentie mal à l’aise, et je n’en avais pas envie. J’ai donc choisi de ressortir et de me poser au soleil avec mon roman, je n’étais pas mal du tout et je n’ai pas regretté même si les autres personnes du groupe m’ont dit que c’était magnifique.

Le Canyon de Torotoro et les chutes d’eau d’El Vergel

Le lendemain, avec une partie du même groupe, nous avons choisi de descendre dans le Canyon de Torotoro. Réputé pour être l’un des plus profonds au monde, il est effectivement impressionnant, surtout vu depuis le mirador qui le surplombe… au dessus de 250 mètres de vide ! Mais si la descente se fait sans souci, après avoir déjeuné face aux chutes d’eau d’El Vergel, la montée c’est autre chose, des marches à grimper pendant une heure et demie, sous le cagnard et à 2700 mètres d’altitude !!!

Il est temps que je redescende !

Cela fait plus d’un mois que j’ai froid. L’hiver a commencé à pointer son nez quand j’étais à Buenos Aires, et les hostels dans lesquels je loge n’ont ni chauffage, ni isolation. Prendre une douche est un défi en soi, surtout quand il faut en sortir ! Mais il m’arrive aussi régulièrement dormir bien au fond de mon duvet, sous les couvertures… et avec un bonnet ! Notamment depuis que je suis entre 2700 et 4000 mètres d’altitude, si les journées sont belles les nuits sont vraiment fraîches et ça devient fatiguant. Je me surprends même à penser au confort de mon appartement nantais et à ma salle de bain chauffée ! Bref, je n’ai pas vraiment le choix, mes prochaines destinations restent très élevées et sont immanquables (La Paz, le Lac Titicaca, Cusco et le Machu Pichu), mais je n’y trainerai pas plus que nécessaire. Il est vraiment temps que je redescende et que je retrouve la chaleur du soleil !

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