Le Désert d’Atacama

Désert d’Atacama, Chili // du 2 au 7 mai 2016

Le désert d’Atacama est une superbe région avec ses lagunes abritant des flamants roses, ses montagnes accueillant des lamas et des vigognes (animaux de la famille des lamas, mais sauvage alors que les lamas sont domestiqués), ses salars (déserts de sels), ses dunes de sables, ses vallées rocheuses, ses couleurs incroyables et ses couchers de soleils flamboyants. Bref, c’est une région il y a toujours quelque chose à admirer.

Des feuilles de coca pour soigner le mal d’Altitude

San Pedro de Atacama était ma dernière étape au Chili, avant de rejoindre la Bolivie. J’ai quitté Salta à environ 1200 mètres d’altitude, pour rejoindre San Pedro de Atacama à 2500 mètres, mais le passage de la frontière entre l’Argentine et le Chili se fait à plus de 4000 mètres. La montée en bus a été rapide et ma tête n’a pas du tout apprécié, j’ai été prise d’une migraine qui a duré toute la journée que j’ai tenté de soigner en buvant des matés de coca (infusions de feuilles de coca). Après une journée de repos, nous avons loué une voiture à 5 français pour découvrir les environs.

Les lagunes et le Salar d’Atacama

Nous nous sommes dirigés vers le sud en direction des Piedras Rojas. La journée a été bien chargée en points de vue grandioses. Disposer d’une voiture est vraiment confortable car cela permet de visiter à son rythme, de s’arrêter ou et quand on veut. A peine partis, on s’est donc arrêtés pour observer et photographier des lamas sur le bord de la route. On a essayé de les agacer un peu J, mais au lieu de cracher, ils ont fui. Je n’ai jamais vu un lama cracher sauf dans Tintin, est-ce une invention de Hergé ? On a ensuite filé vers la première des nombreuses lagunes de la journée, la Laguna Chaxa, pour y observer quelques flamands roses au milieu du Salar d’Atacama. Nous avons ensuite admiré une seconde lagune pour le pique-nique avec en arrière-plan des montagnes magnifiques. Le reste de la journée a été rythmé par d’autres lagunes et salars et des paysages plus beaux les uns que les autres ; et des pauses pour prendre des photos de vigognes ou de lamas. En quelques mots, on en a pris plein les yeux toute la journée !

Détente dans le désert d’Atacama

Le lendemain, nous avons loué des sandboards, c’est à dire des snowboards qu’on utilise dans le sable mais qui n’ont aucun autre signe particulier, et nous sommes dirigés vers la Vallée de la mort. Dans cette vallée se trouve une dune que l’on peut grimper et descendre en sandboard. Il faut être en forme, car ça grimpe dur dans le sable, mais la descente est sympa. Cependant il ne faut pas s’attendre à beaucoup d’adrénaline car le sable ça ne glisse pas comme de la neige, et même droit dans la pente, ça ne va pas bien vite.

L’après-midi, nous sommes allés nous « prélasser » dans la Laguna Cejar. Enfin c’est ce que nous croyions, mais si l’eau y est effectivement très salée et c’est amusant d’y flotter, elle est aussi très froide !!!! On s’y est jeté pour les photos mais on n’y est finalement pas restés très longtemps.

La vallée de la Lune

J’ai consacré mon dernier jour dans le désert à la Vallée de la lune. Nous avons d’abord loué des VTT en ville et je ne peux que recommander de ne pas choisir son vélo à la légère. J’ai pourtant dit au loueur que le frein arrière frottait contre la roue, mais je l’ai ensuite laissé régler le problème et je n’ai pas vérifié. Je m’en suis mordu les doigts tout l’après-midi ! En plus c’était une journée venteuse, j’ai pédalé dur ! Mais ça valait quand même la peine. Les paysages sont effectivement très surprenants, certains disent lunaires, ils sont surtout très variés. Le point d’orgue de l’après-midi consiste en l’observation du coucher du soleil sur la dune qui projette des couleurs magnifiques tout autour.

Petite tension à Calama

Après ces trois jours fantastiques dans le désert d’Atacama, je me suis rendue pour une nuit dans la peu recommandable ville minière de Calama pour rejoindre la Bolivie en Bus. Peu recommandable car pour la première fois depuis le début de mon voyage les avertissements étaient tellement unanimes que j’en étais inquiète. En arrivant à la gare routière les préconisations étaient les mêmes ne pas sortir seule, ne pas sortir le soir même à plusieurs… on nous a même recommandé de faire les 150 mètres qui nous séparaient de l’hôtel en taxi le lendemain à 5h du matin! J’étais bien contente d’avoir rencontré 3 autres voyageurs avec lesquels nous sommes allés faire des courses très rapidement avant de nous enfermer dans notre hôtel. Finalement nous avons marché 150 mètres le lendemain matin… au pas de course sous les yeux étonnés des passants, c’en était presque ridicule, mais une fois dans le bus pour la Bolivie on se sentait mieux !

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