El Chalten et El Calafate : deux incontournables de la Patagonie

du 16 au 22 mars 2016

J’ai quitté le Chili pour rejoindre l’Argentine, seule route pour descendre vers le sud de la Patagonie. Je pensais initialement descendre directement dans le sud, puis remonter progressivement, mais j’ai changé d’avis et fais mon premier arrêt à El Chaten, puis le second à El Calafate. La première ville est grandement réputée pour ses randonnées et son Fitz Roy, et la seconde pour son fameux glacier, le Perito Moreno.

De la difficulté de retirer de l’argent dans les distributeurs argentins

L’argentine est le premier pays depuis le début de mon voyage où il m’a été difficile de retirer de l’argent. En arrivant dans la ville de Perito Moreno, l’automobiliste qui m’a déposée m’a précisé qu’il y avait deux distributeurs dans la ville et m’a laissée au premier où on m’a refusé mes deux cartes : Visa et Mastercard. Je me suis donc rendue au deuxième qui me les a refusées aussi ! Après avoir rencontré d’autres touristes, j’ai compris que ma visa fonctionnait finalement dans l’un des deux mais que je ne pouvais retirer que 1500 pesos, soit 92 euros, presque le prix du billet de mon prochain bus. J’ai donc pensé malin de retirer deux fois la même somme en moins d’une minute… mais ma banque n’a pas trouvé cela malin du tout car cela a déclenché une alerte fraude. Une fois arrivée à El Chalten, alors que le wifi était vraiment très mauvais, j’ai reçu un mail m’informant que si je ne suivais pas la procédure en ligne pour valider mon opération auprès de ma banque dans les 3 jours,  ma carte serait bloquée ! évidemment impossible de me connecter au site de ma banque… merci les parents qui assurent régulièrement l’intendance dans ce genre de situation !!!!

El Chalten, un lieu splendide pour randonner à la journée et faire de superbes rencontres

Mais en dehors du débit internet catastrophique, El Chalten est une chouette destination en Patagonie. Le premier jour, j’avais décidé de me reposer un peu car cela faisait déjà quelques temps que je ne m’étais pas posée. Mais j’ai du mal tenir ce genre de résolution, et j’ai donc été faire une randonnée à cheval l’après-midi. Cela faisait longtemps que je n’étais pas montée à cheval, mais j’avais atteint un niveau « correct » et j’en gardais un bon souvenir. Finalement les paysages était beaux et j’ai passé un moment, si l’on fait abstraction de la guide qui n’en avait rien à faire de ses clients, et c’est tout juste si elle ne se moquait pas de notre niveau au lieu de nous donner des conseils, débutants compris. Bref je ne recommande surtout pas ce centre (le seul à El Chalten) pour ceux qui voudraient randonner à cheval en Patagonie.

Le lendemain, la météo étant annoncée mauvaise, j’ai vraiment pris une journée de repos j’ai juste fait une promenade d’une heure vers la cascade pour se mettre en jambe pour le lendemain, randonnée sur le sentier du Fitz Roy !

Je m’étais fixé comme objectif de faire 3 jours de randonnée. Mais ce qui est bien à El Chalten, c’est qu’n peut facilement faire des randonnées à la journée, pas besoin de partir avec la tente et tout le reste, on rentre à l’auberge, on se fait bon petit plat accompagné d’une bière ou d’un vin argentin, et on se motive pour repartir de bon matin le lendemain.
C’est donc en savourant une bière que j’ai rencontrée Boquie, une belge néerlandophone qui m’a expliqué qu’elle marchait doucement et qu’elle n’aimait pas toujours marcher en groupe car elle était à la traîne. Super, moi aussi ! On décide donc d’attaquer le sentier du Fitz Roy ensemble le lendemain, et Vanya, randonneuse chevronnée originaire de Bulgarie mais habitant au Canada s’est jointe à nous.
Le Premier jour, sentier du Fitz Roy, Il y a vraiment beaucoup de monde sur le sentier, c’est un peu l’autoroute, tout le monde vient à El Chalten pour faire ce sentier, le Fameux Fitz Roy. La randonnée est longue (d’autant qu’on a perdu le sentier et qu’on s’est ajouté près d’une heure), et la fin est vraiment difficile. Ca monte de 700 mètres en heure ! Mais malheureusement en arrivant en haut, le sommet est dans les nuages et la récompense est bien mince. Surtout qu’il faut redescendre et refaire les 12 km en sens inverse.
Le deuxième jour, on choisit avec Vanya (Boquie est partie faire 30 heures de bus pour rejoindre Santiago, vive la Patagonie !) de faire le sentier de la Laguna de los tres. La randonnée est longue aussi, mais il y a beaucoup moins de dénivelée. L’arrivée sur le lac est chouette, mais il ne faut pas abandonner, et continuer le sentier sur le côté droit du lac pour atteindre le point de vue sur le cerro Torre et se rapprocher du glacier. Mais de nouveau nous n’avons pas de chance car le Cerro Torre se cache dans les nuages

Le troisième et dernier jour, mes jambes commencent à se faire sentir, mais je ne me démonte pas, et nous partons de bon matin avec Vania pour le sentier Loma del pliegue tombado. Quelle bonne idée de se lever tôt, nous sommes les premières sur le sentier et nous n’avons croisé personne jusqu’en haut, sauf des vaches et deux beaux taureaux faces auxquels nous n’étions d’ailleurs pas très fières avec nos bâtons de marche pour seule défense ! De nouveau la randonnée est longue et difficile, mais quelle récompense en arrivant seules en haut ! Vue sur le Cerro Torre, la Laguna Torre et le Fitz Roy, sauf que… oui, le Fitz Roy se cachait encore dans les nuages. Mais finalement je ne me plains pas tant que ça car au niveau météo, alors qu’en Patagonie le temps peut très vite mal tourner, nous n’avons eu que quelques gouttes sur cette dernière randonnée, et les autres journées étaient vraiment belles.

El Calfate : mini trekking sur le Perito Moreno

Nous avons continué notre chemin avec Vania vers El Calfate, autre lieu incontournable de la Patagonie car c’est la ville d’où partent les excursions pour aller voir le Perito Moreno. Un des plus grands glaciers d’Amérique latine, et un des rares qui ne recule pas. La vérité c’est qu’il n’avance pas non plus comme certains le prétendent, car en même temps qu’il avance, des morceaux du glacier se détachent et tombent dans le lac. Sa taille est donc constante. Mais un glacier qui ne recule pas, c’est déjà une exception en soi !
Nous avons décidé de nous offrir le « mini trekking ». Il y a plusieurs façons d’aller voir le glacier, on peut se contenter de l’observer de loin sur la passerelle en bois créée à cet effet face au glacier, ou de l’approcher vraiment et « randonner » dessus. Il y a un grand nombre d’agences dans la ville, mais qui renvoient toutes vers la même, Hielo Adventures, la seule a proposer un « trekking » ou un « mini trekking » sur le glacier.
Malheureusement il est impossible de faire ce trekking seul, il faut donc accepter le principe de l’excursion en groupe, 40 personnes dans un autobus, pause sur le bord de la route pour aller faire un photo, puis pause pipi… cela faisait longtemps que je n’avais pas participé à ce genre d’excursion ! Mais ça vaut vraiment la peine.

Nous sommes donc parties à 11h d’El Calafate pour rejoindre le glacier en deux heures de bus. Le principe du mini trekking c’est d’abord une petite promenade sur la passerelle qui fait face au Glacier, le temps d’avaler son pique-nique et d’en prendre pleines les yeux en observant les morceaux du glaciers se détacher tomber dans le lac en faisant d’énormes vagues. Le paysage est fantastique… mais ce n’est qu’une mise en bouche ! Après deux heures à admirer le glacier, on remonte dans le bus pour prendre un bateau qui passe devant le glacier et nous dépose au pied de celui-ci. De là, on s’équipe de crampons et on suit le guide pendant 1h30 sur le glacier, c’est réellement impressionnant. Les couleurs bleues sont d’une profondeur étonnante dans les crevasses. On monte, on descend et on s’arrête dans les crevasses, tout en écoutant les explications du guide. C’est facile, tout le vocabulaire technique est en français ! On termine en savourant (ou pas pour ma part !) un whisky avec un morceau de glace du glacier extrait sous nos pieds au piolet.

Mes misères avec les distributeurs argentins !

A El Calafate je me suis contentée de cette visite et de perdre une de mes cartes bancaires… car comme je le disais plus haut pas facile de trouver un distributeur qui accepte les cartes internationales. Après 3 échecs, je trouve enfin un distributeur qui me donne 200 pesos. Ravie, je repars avec mon argent… sans ma carte ! Et évidemment je m’en suis rendue compte deux jours plus tard, alors qu’il m’était impossible de revenir la chercher. En Argentine ils donnent l’argent, puis demandent si on veut faire une autre opération ou reprendre notre carte… j’ai croisé de nombreux autres voyageurs qui se sont fait avoir. Heureusement que j’étais partie avec deux cartes !
Bref j’ai quand pu tirer de l’argent, et acheter mon billet de bus pour me rendre Punta Arenas, la prochaine étape !

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