Cinq jours à Pékin : premières impressions sur la Chine

du 28 septembre au 3 octobre 2015

Mon arrivée en Chine s’est faite en douceur grâce à l’accueil de mon amie Yingjie. La Chine, certains aiment, d’autres pas. Je fais partie de la première catégorie. Même si parfois j’ai pesté contre cette semaine début octobre où ils sont tous en vacances en même temps, la Golden week. C’est un pays magnifique !

Carte Pékin

Dernier tronçon du transmongolien

Pour me rendre à Pékin depuis Oulan Bator, j’ai pris le dernier tronçon du transmongolien dans un train Chinois. Cette fois, plus de 3ème classe, uniquement des 2ndes et des 1ères. J’ai donc embarqué en seconde classe pour 27h de train dans un compartiment de quatre personnes avec un Australien qui était dans la même auberge que moi, et deux jeunes Mongols. C’est un peu plus confortable que la 3ème, mais ça ne fait pas grande différence à mes yeux.
Le voyage est étonnamment long au regard de la distance parcourue, mais cela s’explique par le fait que l’écartement des rails n’est pas le même en Chine qu’en Mongolie. On a donc passé près de cinq heures à la frontière, 1heure en Mongolie pour les formalités administratives, et quatre heures en Chine pour qu’ils changent les bogies (l’ensemble essieux et roues sur lequel est posé le wagon). Certains passagers choisissent de descendre du train du coté mongol, mais ne peuvent remonter que cinq heures plus tard ! Pendant ce temps-là ils emmènent les wagons (avec leurs passagers) dans un grand hangar, les séparent les uns des autres et les soulèvent à 1,5 m du sol afin de faire rouler les bogies et en installer des compatibles avec l’écartement des rails chinois. La manœuvre est vraiment impressionnante.

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Une semaine d’immersion

Le 28 septembre, à la sortie de ce dernier tronçon de transmongolien, j’ai été accueillie par mon amie Yingjie, qui était ma colocataire l’an dernier à Nantes. Depuis, elle est rentrée chez elle, à quelques centaines de kilomètres au nord de Pékin et a profité de ma venue pour passer cinq jours à Pékin avec sa maman et visiter la ville avec moi. On était toutes les trois hébergées chez une de ses amies. C’est une entrée en matière vraiment idéale : vivre avec des chinois, manger comme à la maison, se laisser porter sans se confronter aux difficultés que je serai amenée à rencontrer un peu plus tard…

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La Golden week : les chinois en vacances

Le 1er octobre, c’est la fête nationale en Chine. « Tous » les chinois sont en vacances pour une semaine (ce qui doit en réalité représenter tous les chinois qui travaillent dans les bureaux, et peut être dans le secteur secondaire mais je ne suis pas sûre). On appelle ça la Golden week. Quoi qu’il en soit sur 1,3 milliards de chinois ça en fait un très grand nombre en vacances ! Nous avons donc décidé de visiter les sites les plus touristiques, la Muraille et la Cité interdite avant le 1er octobre, et heureusement, j’ai pu le constater les jours suivants !

Les visites

J’ai fait des visites très classiques à Pékin. Je suis bien évidemment montée sur la grande muraille de Chine. J’avais pensé aller sur un autre site un peu moins touristique où la muraille est moins restaurée, mais mon amie tenait à se rendre à Badaling, le site le plus renommé pour les Chinois. Nous nous sommes levées à 4h30 pour prendre le bus. Arrivées sur place vers 8H30, et malgré une météo peu clémente, il y avait déjà beaucoup de monde. Une légende raconte qu’il faut marcher jusqu’à la tour n°8 pour être un « vrai homme ». Une fois cette tour n° 8 passée, 95 % des chinois font demi-tour. Par la suite nous avions quasiment la muraille pour nous ! Il faut dire que c’est physique, je ne m’y attendais pas mais ça grimpe vraiment dur et parfois en descente il faut y aller à reculons, accroché à la rampe pour ne pas glisser !

 

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Nous avons continué avec les visites du temple Confucius et du temple du lama. Deux magnifiques temples bouddhiques. Et terminé par le parc du temple du ciel.

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Le lendemain, nous avions de belles courbatures avant d’affronter la visite de la Cité Interdite. De nouveau nous n’étions pas toutes seules, je n’ose pas imaginer comment c’était le lendemain, jour de fête nationale.
C’est tellement grand que nous y avons passé une demi-journée mais on pourrait y passer encore plus de temps. Cependant je trouve qu’à la fin c’est un peu toujours la même chose. Malheureusement l’audio guide propose une visite très descriptive mais sans aucun rappel historique permettant de se mettre dans le contexte.

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Ce que j’ai préféré à Pékin et ce que j’aime dans toutes les villes que je visite, c’est marcher dans les rues, au hasard, tomber sur des quartiers réellement authentiques. A Pékin ce sont les Hutongs. Il faut à tout prix éviter les Hutongs hyper touristiques qui sont recommandés dans tous les guides et dont les ruelles sont transformées en succession de boutiques pour touristes. Toutes les échoppes y vendent les mêmes brochettes de bonbons et autres sucreries. J’ai particulièrement apprécié le quartier Rundeli (4 Sichuan Hutong, près de Deshengmennei Dajie). Il était pourtant indiqué dans le Lonely Planet et assez touristique. Mais dès qu’on sort de la rue « principale », c’est absolument authentique. Il n’y a plus un seul touriste, uniquement des pékinois qui y travaillent ou qui viennent y faire leurs commissions. On y trouve des échoppes vendant toute sorte de nourriture, des poissons et fruits de mer, des carcasses entières pendues aux crochets des bouchers, des chinois musulmans qui font leur pain…

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Ce que j’ai aussi apprécié en flânant, ce sont les jardins publics, les places, les trottoirs sur lesquels les chinois font de l’exercice pour se tenir en forme : de la gym, de la danse, des arts martiaux, seuls ou en groupe le plus souvent, et en musique.

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Mes premières impressions sur la Chine

Ce qui m’a surpris immédiatement, ce sont les prix. Je pensais que tous les produits « made in china » seraient bon marché, mais il n’en est rien. Enormément de biens sont vendus à des tarifs comparables à ceux que l’on trouve en France. Par ailleurs on ne trouve pas toujours ce que l’on cherche : je cherchais une liseuse pour remplacer celle qu’on m’avait offerte et que j’avais malencontreusement cassée en Mongolie. C’est impossible à trouver car les chinois n’utilisent que leur téléphone. Dans le métro c’est d’ailleurs impressionnant de tous les voir avec le téléphone dans la main relié à une énorme batterie de secours. J’ai dû me rabattre sur la Kindle livrée par Amazon en 24h (ils ont leurs propres tuk-tuk de livraison) ☺.
Dans le même registre, je suis surprise par le prix d’entrée de tous les sites touristiques. Tous sont payants et assez onéreux, entre 4 et 7 euros pour les moins chers (temples et jardins) et plus de 15 € pour les autres.

Ce qui ne m’aura pas coûté cher en revanche, c’est le train pour me rendre à Xi’an. Tous les chinois étant en vacances, il n’y avait plus de couchette disponible, j’ai donc fait les 14 heures de train assise, sur un siège ultra dur, droit, et en carré, à peu près similaire à ceux des RER sans les coussins ! Mais pour 23€ j’ai parcouru 1320 km !

2 Comments on “Cinq jours à Pékin : premières impressions sur la Chine”

  1. Je viens de me mettre à jour des nouvelles – faut suivre… because les km défilent et on a du mal à suivre 😉

    Ma kiné préférée m’a parlé ce matin d’un couple de Nantais juste à la retraite qui sont partis vers l’Est en vélo !
    Il parait qu’ils sont actuellement en Chine – alors, ouvre l’oeil !

    Après nazdravie, 干杯!ou kampaï pour les Japonais 😉

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