Mes 4 premiers mois à Nouméa

Voilà bien longtemps que je n’avais rien écrit sur mon blog. J’étais pourtant persuadée qu’en arrivant dans un lieu comme la Nouvelle-Calédonie j’allais me précipiter pour raconter à quel point l’endroit est génial et donc ma nouvelle vie est fantastique.

Et pourtant…

Et pourtant je n’ai rien écrit depuis que j’ai quitté Nantes. Et pourtant ce territoire est plein de très belles surprises et je continue de me réjouir chaque jour d’avoir pris la décision de venir m’installer ici. Mais on est vite happé par le quotidien, aussi fantastique soit-il et l’écriture d’un billet de blog est toujours passé après tout le reste. Il est grand temps que je vous raconte !

 

4 mois qui sont passés à une vitesse incroyable

J’ai quitté Nantes le 19 juillet dernier. J’ai eu un petit sentiment de déjà vu en partant de l’aéroport Nantes-Atlantique. Même si j’étais un peu plus chargée que deux ans auparavant (départ en tour du monde), j’avais la même excitation mêlée à une petite appréhension face à ce saut vers l’inconnu : je n’avais encore jamais mis les pieds en Nouvelle-Calédonie.

J’ai donc embarqué, seule, sans travail sur place. Juste quelques économies pour me laisser du temps pour tout construire une fois sur place. Dans ma valise, mon matériel de plongée. Et dans mon sac à dos quelques tenues pour assurer de futurs entretiens  d’embauche ! Une réservation à l’auberge de jeunesse pour 15 jours, et place à l’aventure !

Direction Tokyo pour 3 jours. Puisque le trajet est long et le décalage horaire important, autant en profiter pour s’arrêter visiter cette capitale étonnante. Puis Nouméa pour une durée indéterminée : j’ai pris un billet aller-simple !

Depuis le temps est passé à une vitesse incroyable. Alors que mes dix mois à Nantes entre mon retour de tour du monde et mon départ pour la Calédonie m’ont paru durer une éternité, je n’ai pas vu le temps passer depuis que je suis arrivée sur le Caillou.

Aucune routine au boulot…

J’ai passé mon premier mois et demi à chercher du travail et provoquer les rencontres personnelles ou professionnelles. Même si ça n’a pas abouti immédiatement sur le job de mes rêves, j’ai toujours été très bien accueillie et c’est vraiment agréable. J’ai fini par prendre un emploi de réceptionniste dans un salon de massage Thaïlandais en attendant de trouver mieux. Et j’ai trouvé un mois plus tard un poste plus en adéquation avec mon expérience.

En Calédonie je suis confrontée à la loi de l’emploi local qui donne, à compétences égales,  priorité aux personnes installées de longue date sur le territoire. Certains métiers pointus ne sont pas concernés car il n’y a pas de formation localement. A titre personnel j’y ai été confrontée à quelques reprises, mais cela ne m’a pas empêchée de trouver quand même un poste. Actuellement en CDD jusqu’au 31 décembre en tant que chargée de marketing, j’ai bon espoir d’être renouvelée.

Ni à la maison !

J’ai passé 4 mois à vivre comme une nomade : deux semaines à l’auberge de jeunesse, 5 semaines à garder une maison et ses petites bêtes à poils, 2 semaine de gardiennage de nouveau dans un appartement avant de revenir quelques jours à l’auberge pour  finalement prendre une chambre dans une colocation ! Mais le quartier ne me plaisait pas alors je repars faire un gardiennage de 5 semaines.

C’est assez contraignant de déménager aussi souvent d’autant que je commence à accumuler pas mal d’affaires. Mais d’un autre côté cela m’a permis de faire de belles rencontres et de mieux connaître la ville est ses quartiers pour savoir où je souhaite désormais m’installer.  Et, il ne faut pas se le cacher, de belles économies dans une ville où les logements sont à des prix similaires à ceux de Paris.

Il va falloir que je finisse par me poser, mais je découvre aussi les difficultés qu’on peut avoir à signer un bail lorsqu’on est en CDD. Et pour les chambres en colocation, la concurrence est rude. Pour chaque chambre qui se libère, il y a une quinzaine de candidats qui passent un entretien avec l’ensemble des colocataires. Un peu comme un entretien d’embauche. Je croise actuellement les doigts pour une chambre dans un appartement avec vue sur mer à la Baie des Citrons…

Sorties en mer après le travail

Au-delà du boulot, j’ai commencé à profiter autant que possible du terrain de jeu qu’offre la Calédonie. Si je connaissais la réputation de ses plongées, j’ai d’abord découvert son plan d’eau en surface ! Je fais de la voile depuis longtemps et voyant régulièrement les bateaux naviguer dans la baie, il ne m’a pas fallu longtemps pour savoir sur quel ponton me rendre pour trouver un embarquement !

J’ai désormais la chance de pouvoir aller naviguer tous les mercredis après le travail. Le Cercle Nautique Calédonien organise des entraînements hebdomadaires avec tous les équipages qui le souhaitent. Les sorties se font dans une ambiance sportive et/ou conviviale selon les embarquements, et on a même parfois la chance de voir des dauphins ou un dugong. Quelle belle façon de terminer sa journée de travail !

Un premier tour en Brousse

J’ai consacré toute mon énergie les premières semaines à chercher du travail et je ne souhaitais pas tirer trop dans mes économies, ne sachant pas combien de temps il me faudrait pour avoir une situation stable. Une fois rassurée avec un CDD de près de 3 mois et disposant d’une semaine de libre avant de commencer mon nouveau job, j’ai décidé de commencer à profiter pleinement du territoire et d’aller faire un tour en Brousse. Ici on appelle brousse tout ce qui est sur la Grande Terre (île principale) hors du Grand Nouméa.

Je n’avais pas encore pris le temps de plonger, il était temps que je me rattrape ! J’ai donc décidé de commencer mon exploration du territoire calédonien par un petit tour de la Grande Terre  pour y faire mes premières immersions. Je suis montée jusqu’à Hienghène découvrant ainsi la côte Est et le « Grand Nord ». C’est vraiment dans un autre univers. Alors que Nouméa est assez cosmopolite, voire très blanche dans ses quartiers sud, le Nord est vraiment typique d’un territoire mélanésien. Le climat y est également bien plus humide que sur la côte Est et  la végétation bien plus luxuriante alors qu’il n’y a que quelques centaines de kilomètres de distance.

J’ai beaucoup aimé ce passage dans le Nord mais c’était beaucoup trop rapide, les trajets sont longs car les routes sinueuses même si les distances ne sont pas très longues. la prochaine fois je prendrai plus plus de temps, je m’arrêterai à Poindimié, Koumac, je passerai voir le cœur de Voh… Il me faudra également aller passer du temps en tribu et y manger du Bougnat !

 

Mes premières plongées calédoniennes

Je me suis posée deux jours au camping de Babou Coté Océan et j’ai fait deux plongées avec le club du même nom. Les fonds sous-marins étaient très chouettes, les coraux sont magnifiques, mais je n’ai pas eu des conditions idéales et je n’ai pas exploré les plus beaux sites du coin ni les fameuses arches. Il faudra donc que je revienne !

Comme j’avais décidé de dédier ce premier tour en brousse à la plongée,  j’ai poursuivi mon périple en redescendant vers Bourail où je me suis posée au camping de Némo à Poé. De nouveau j’ai mis mes palmes au fond de l’eau, mais j’ai été un peu déçue de n’apercevoir qu’un seul requin. Le site est portant réputé pour ses requins, mais on les a manqués. J’ai plongé en autonomie avec un copain et on a manifestement omis une partie du briefing, on est remonté trop tôt et on a raté la passe ! Ce sont les aléas de la plongée. Je reviendrai aussi. C’est déjà programmé pour le 30 décembre d’ailleurs !

Après deux jours à profiter du lagon de Poé et de ses environs,  j’ai rejoins la Foa pour explorer ses fonds sous-marins. Il paraît qu’on a croisé un requin bouledogue mais j’étais manifestement trop occupée à chercher dans les trous, je ne l’ai pas vu ! J’ai quand même profité aussi des magnifiques fonds sous-marins qui m’ont donné envie de revenir aussi pour tenter d’en voir un peu plus.

 

Le camping en Calédonie

Moi qui n’avais que très peu campé jusqu’à présent je suis devenue adepte après ce premier tour de la Grande Terre. Ici tout le monde ou presque fait du camping, en sauvage, sur les îlots, dans des tribus ou dans des campings tout confort souvent sur le bord de la plage. Quel luxe de planter sa tente et d’accrocher son hamac à cinq mètres des vagues ! C’est une très bonne solution pour quitter Nouméa pour un ou deux jours et prendre l’air, d’autant qu’on a l’embarras du choix !

J’ai par exemple été faire un petit tour à Yaté juste pour quitter l’auberge de jeunesse et pour le plaisir de bouquiner dans mon hamac face à la mer. La prochaine fois j’explorerai la région. Je suis également allé camper à Dumbéa, à quelques kilomètres seulement de Nouméa, pour faire un barbecue et une soirée autour du feu entre copines.

J’ai également découvert une activité calédonienne par excellence : le camping sur un îlot. Aurélie et Simon du blog Une petite Parenthèse m’on invité à me joindre à leur groupe d’amis pour un week-end sur l’îlot Signal. Moi qui suis adepte des activités nautiques ou sous-marine, je ne me voyais pas vraiment passer un week-end entier à la plage. Et pourtant j’ai été bluffée.

L’îlot Signal, qui se trouve à quelques dizaines de minutes de Nouméa en « taxi boat », a tout de l’îlot paradisiaque. Classé réserve naturelle, l’îlot est couvert de forêt sèche dans laquelle des puffins trouvent refuge. Ses plages et ses fonds sous-marins sont magnifiques. Chaque sortie de snorkeling (palmes – masque – tuba) dans cette aire marine protégée offre au minimum l’occasion d’observer des petits requins de récif et des tortues. Et avec un peu de chance des poulpes, raies aigles ou bans de bécune (mini barracudas).  Entre deux séances de snorkeling, on dort, on mange, on boit des bières et on rigole. Dans l’ordre qu’on veut bien entendu. Et quand c’est fini on recommence. J’ai connu pire comme week end !

Deux plongées extraordinaires à Nouméa

J’ai finalement aussi été plonger à Nouméa il y a peu. Et cette fois ci, je crois que je n’ai rien raté ! Ni les requins pointe blanche, ni les requins gris, ni les raies aigles, ni les poulpes, ni le Napoléon, ni les raies mantas !!!!! Je dois vous avouer avoir un faible exagéré pour les raies mantas. Cela faisait très longtemps que je n’en avais pas vu et je me suis régalée. J’espère qu’il en sera de même pour vous avec cette vidéo !

A la lecture de cet article j’espère que vous comprendrez pourquoi je n’ai pas pris le temps de mettre à jour mon blog. j’essaierai de faire mieux par la suite.

Pour conclure, je ne peux que recommander à ceux qui se posent des questions de foncer ! Je suis partie seule, sans boulot et sans contact en Calédonie. J’ai choisi cette destination car c’était celle qui correspondait le mieux à mes aspirations. 4 mois plus tard je ne pense qu’à une chose, stabiliser ma situation professionnelle pour pouvoir rester aussi longtemps que nécessaire afin profiter pleinement du pays et de ses voisins du Pacifique !

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