4 jours en forêt amazonienne dans la réserve naturelle de Tambopata

Réserve naturelle de Tambopata, Puerto Maldonado, Pérou // du 13 au 17 juin 2016

J’ai choisi la réserve de Tambopata car c’est une zone facilement accessible (une nuit de bus) et où la vie sauvage est vraiment présente, on m’avait annoncé des caïmans, des singes, des perroquets, des piranhas et peut être un anaconda. Je n’ai pas vu ce dernier, mais je n’ai pas été déçue par le reste !

Arrivée à Puerto Maldonado : après un moment de doute j’ai finalement rejoint mon lodge dans la jungle

En arrivant à la gare routière de Puerto Maldonado, j’ai cherché mon nom sur les petits panneaux tenus par les chauffeurs de taxis ou les guides attendant leurs clients, mais je n’ai pas trouvé le mien. Je n’étais pas vraiment surprise car que mon agence de voyage n’en était pas à sa première erreur. Mais les gens sur place attendant leurs clients étaient, eux, très sympathiques et ont tout fait pour comprendre avec quelle agence je partais car évidemment mon agence à Cusco a sous-traité et je ne connaissais pas le nom de l’agence locale. Après une bonne heure sur place, quelqu’un est finalement venu me chercher, et j’ai rencontré les autres touristes qui partaient pour la jungle avec moi autour d’un petit déjeuner dans l’agence. Après avoir choisi notre paire de bottes en caoutchouc, nous étions prêts pour notre expédition dans la « selva », la jungle.

Notre Lodge se trouvait à 2h de trajet de là : une heure de bateau sur le Rio Tambopata, puis une heure de marche pour s’enfoncer plus profondément dans la Selva, et finalement encore 15 minutes de barque pour traverser le lac Sandoval sur les bords duquel est installé notre Lodge. L’aventure commence donc dans le bateau, un Peki peki, un de ces bateaux longs en bois avec un moteur qui fait tourner une hélice située au bout d’une perche d’environ 1,20 mètres de long. Pas de marche arrière, il faut orienter la perche vers l’avant du bateau pour aller en arrière. Et il faut surtout s’installer à l’avant du bateau pour éviter le bruit du moteur. Pendant cette première heure on scrutait tous l’eau et les rives à l’affut d’un caïman sous le regard amusé de notre guide, mais on n’a rien trouvé. Une fois à terre, on a commencé à observer les petites bêtes, mais rien d’exceptionnel non plus. Il fallait attendre d’être arrivés au lodge pour en prendre cette fois plein les yeux.

Singes, caïmans, perroquets, tarentules, loutres et autres petites bêtes : les surprises ne manquent pas à Tambopata

Après le déjeuner on est d’abord partis à la recherche des caïmans en barque  sur du lac Sandoval. Les gros caïmans ne se laissent apercevoir que de loin mais certains font plusieurs mètres de long, et on peut les observer aisément à l’aide de jumelles. Et les petits se laissent volontiers approcher, l’expérience est vraiment étonnante. On continue ensuite à la recherche de singes qu’on aperçoit aussi tout autour du lac jouant et courant à la cime des arbres. Il y a différentes espèces, plus ou moins gros, je n’ai pas retenu tous les noms.

Ce premier jour on s’est couché tôt, d’abord parce qu’il n’y a de l’électricité dans le lodge que de 18h à 21h, grâce à un générateur qui nous permet de recharger les batteries de nos téléphones et appareils photos, mais aussi et surtout car le lendemain le réveil sonnera à l’aube.

A 5h30 du matin, après un petit tour sur le lac, nous avons effectué une petite promenade dans la jungle à la recherche des macaos, de majestueux perroquets perchés à la cime des arbres. Entre les couleurs de l’aube et celles des oiseaux, le spectacle est vraiment magnifique.

Les jours suivants ont continué à ce rythme, entre promenades dans la jungle à la recherche de nouvelles bêtes, et sur le lac pour observer les loutres par exemple. Nous avons aussi pêché des piranhas (enfin les autres car moi je n’en ai pas attrapé un seul !), et le lendemain on s’est tous baignés dans ce même lac qui est donc infesté non seulement de Caïmans (il y en a un gros dans notre dos sur la photo!) et de piranhas, mais aussi de raies ! Il faut faire éclabousser l’eau bruyamment pour les faire partir, c’est l’aventure ! Personnellement après avoir senti un poisson venir grignoter les peaux mortes de l’égratignure que j’avais sur le genou, je ne suis pas restée longtemps !

Nous avons aussi profité de nos promenades dans la selva pour découvrir les plantes médicinales et les différents fruits que l’on peut trouver partout dans la forêt. J’ai « dégusté » une larve vivante nichée dans une noix, ça avait goût de noix de coco, mais je n’ai pas trop aimé la texture ! Et à chaque promenade des singes, des araignées, des caïmans quand on traversait le lac, et des surprises comme un énorme cochon sauvage.

Une sortie de nuit à la recherche de petites bêtes nous a permis de découvrir de nombreux insectes avec des capacités de camouflage étonnantes, telles que ceux qui ressemblent à une branche, d’autres à une feuille…  On a aussi pu observer des tarentules, ces fameuses énormes araignées noires et velues, mais elles ont refusé de sortir de leur trou, pour protéger leurs œufs.

Après ces 4 jours en forêt, j’ai décidé de rester une journée supplémentaire dans la ville de Tambopata avant de rejoindre Cusco. La ville en elle-même n’a rien d’extraordinaire, si ce n’est qu’elle ressemble en tout point à de nombreuses villes d’Asie du sud est et je m’y suis sentie bien. On y retrouve une architecture anarchique (et objectivement moche), un climat tropical que j’affectionne particulièrement, des Tuk-tuk qu’on appelle ici moto-taxi, et la vie en extérieure qu’on retrouve aussi en Asie. J’ai loué un scooter et pour visiter une petite chute d’eau, rien d’extraordinaire, mais j’ai juste profité du climat et de la gastronomie avant de retrouver la fraîcheur de Cusco !

Cette première expérience dans la forêt amazonienne m’a énormément plu, et je recommande vivement l’endroit. Même si on n’est jamais certain de voir ce que l’on recherche car on n’est pas dans un zoo, c’est justement la recherche de ces bêtes en liberté qui est intéressante. Tant pis pour l’anaconda et le jaguar pour cette fois, ça me laisse des objectifs pour la suivante !

En pratique

Si vous souhaitez faire un tour à Tambopata, plutôt que de faire comme moi et de booker un tour directement depuis Cusco auprès d’une agence à la qualité douteuse, je vous recommande de contacter directement mon guide Josleen Huatangari Cordova : Josleen27@hotmail.com ou +51973634418 et facebook.com/josleen.huatangaricordova . Il faut savoir que s’il est dans lajungle il n’y a pas toujours de réseau et donc il peut mettre quelques jours à vous répondre.

Bon trip !

2 Comments on “4 jours en forêt amazonienne dans la réserve naturelle de Tambopata”

  1. Bonjour. Merci pour toutes ces informations que vous partagez avec nous. J’ai lu sur votre blog que vous avez fait le jungle en partant de Puerto Maldonado et aussi depuis Iquitos. Ça fait un moment que j hésite entre les deux. nous avons 1 mois pour Pérou et Colombie et entre les deux pays on voudrait passer du temps dans le jungle. On fini notre parcours au Pérou à Cusco et on commence en Colombie à Medellin. En terme de prix et du temps utilisé c est un peu pareil les deux jungles. Nous allons avoir 3 nuits et 4 jours. Donc jour j on part de Cusco puis on a donc 3 nuits et après le 4eme jour on part à Medellin. Je suis surtout intéressée par voir les animaux. Je pense que pour voir les peuples indigènes de toute façon on reste pas suffisamment longtemps car il faut aller loin.
    Qu est ce que tu penses est la bonne destination pour la diversité des animaux ? Il y a des moments quand je penche pour Iquitos car la ville a l air en elle même plus intéressant mais après je me dis que il y a plus de diversité et facilité d’accès aux animaux à PM. J’espère que vous pouvez m’aider dans le choix. Merci beaucoup.

    1. Bonjour Luca,
      honnêtement j’ai un aussi bon souvenir des deux endroits. ils sont complémentaires, je n’ai pas vu du tout les mêmes animaux, et les deux sont extraordinaires. iquitos est effectivement une ville plus sympa et plus intéressante que Puerto Maldonado où ca ne vaut même pas la peine de s’arrêter. mais iquitos tu ne peux y aller qu’en avion si tu n’as pas beaucoup de temps.
      dans tous les cas ce sera super, et il faut savoir que c’est la vie sauvage donc tu ne peux jamais savoir sur quoi tu vas tomber, vive les surprises!
      bref je ne peux vraiment pas t’aider à choisir, désolée !

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