2 jours sur l’île d’Olkhon, une parenthèse en Sibérie

du 11 au 13 septembre 2015

L’Ile d’Olkhon, située à environ 250 km d’Irkoutsk, est la plus grande île du Lac Baïkal. Longue de 70 km et large de 30, c’est un lieu à ne pas manquer lorsqu’on traverse la Sibérie. C’est une île sacrée pour les Bouriates, un des cinq pôles mondiaux du chamanisme.

 

Carte Ile d'Olkhon

Arrivée sur l’île d’Olkhon

En sortant de mes quatre jours dans le transsibérien, je me suis dirigée vers le guichet pour acheter un billet de train pour la suite de mon trajet (que j’ai finalement annulé un peu plus tard). Puis j’ai cherché les bus pour l’Ile d’Olkhon. Malgré mes 4 jours dans le train, je n’avais pas pris le temps de lire correctement mon guide et je ne savais pas que la gare routière n’était pas située au même endroit que la gare ferroviaire. Refusant les taxis, un minibus me propose de me prendre pour 50 roubles (65 centimes) et de m’emmener à mon bus pour Olkhon. Je n’étais pas très sûre de moi, ça ressemblait clairement à une magouille, mais il ne me restait qu’une heure pour attraper mon bus, pas le temps de tergiverser. J’ai appris plus tard qu’en réalité un ticket de bus coute 12 roubles.  Mais peu importe car il m’a rapprochée et indiqué comment me rendre à la gare routière.

A peine sortie de quatre jours et quatre nuits dans le transsibérien, je suis montée directement dans un bus pour 7 heures de routes et de pistes, et quelques 10 minutes de traversée du lac sur un bac. La douche chaude et le repas correct devenant plus que nécessaires, j’ai été un peu sélective sur mon auberge en arrivant !

Avec Alexandra et Guillaume, rencontrés dans le bus nous n’avions rien réservé. En arrivant nous avions décidé de tester une auberge du Lonely planet, présentée comme un « second choix » correct. Mais les douches à 50 mètres des chambres, sous la pluie et dans le froid ne nous ont pas inspiré du tout. Nous avons finalement décidé de nous rabattre sur l’auberge de Nikita encensée par le guide. Nous avons eu les derniers lits disponibles. Un peu plus chère que la première, les repas y sont très bons et copieux, les douches chaudes et le service correct.

Evitez l’excursion en VTT, ou alors limitez les distances

Le lendemain matin, nous décidons de ne pas recourir aux excursions proposées par l’auberge mais de partir à la découverte de l’île par nos propres moyens… grosse erreur !

Après avoir loué des VTT, nous sommes partis en direction du nord de l’île avec pour objectif de relier un point où l’île est moins large et terminer à pied pour voir « la grande mer », comme l’appellent les russes. Mais n’y a aucune route, uniquement des pistes très très chaotiques et très vallonnées. Heureusement que nous avions de bons vélos avec des vraies suspensions et des freins à disque.

J’ai beau avoir un certain entrainement, au bout de 20km j’étais sérieusement fatiguée. Il nous restait encore à traverser la forêt, probablement 15 km de montée. Mais il n’y a aucun panneau repère, et après avoir perdu le sentier nous avons tourné en rond.

Nous ne sommes jamais parvenus de l’autre côté de l’île, la nuit tombant il fallait rentrer. Et d’abord retrouver les vélos… Après une longue recherche, la nuit était là, et il nous restait encore 20km de piste à faire sans aucun éclairage dans la nuit noire. C’était dur ! Pendant ce temps-là les clients des excursions de Nikita étaient revenus de leur excursion au nord de l’île à l’heure pour l’apéro… Si c’était à refaire je choisirai sans hésiter l’excursion à cheval ou la classique excursion en van vers le nord au Cap Khoboï (ou cap cowboy).

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Profitez de la plage

Le lendemain, les courbatures et la fatigue ont eu raison de moi. Après une grasse matinée bien méritée, je me suis contentée d’une petite promenade vers les rochers du Chamane et la plage.

Ile d'ollon - rocher du chamane

Le soleil étant de retour, j’y ai fait une petite sieste et trempé mes pieds dans l’eau pour vérifier qu’elle était froide… j’y plongerai 2 jours plus tard ! C’est assez surprenant car mise à part la température de l’eau, on se croit vraiment sur une belle plage de bord de mer grâce au sable jaune et fin et à la lumière intense. C’est d’ailleurs pour cela que les russes appellent le lac Baïkal « la mer ».DSC00486

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En pratique

  • Bus Irkoutsk / Olkhon (800 roubles) à prendre à la gare routière. Si vous le réservez depuis votre auberge, il viendra vous chercher sur place mais vous paierez 100 à 200 roubles de plus. En septembre mon minibus était plein, il est préférable d’arriver un peu en avance.
  • Demie pension chez Nikita (1500 roubles). Première quinzaine de septembre, c’était encore plein, il est utile de réserver. Il n’y a pas de cuisine pour se faire à manger, mais toujours de l’eau chaude au samovar et un frigo.
  • Location de vélo à la journée : à marchander jusqu’à 350 ou 400 roubles
  • Même si vous avez peu de temps, il ne faut pas se contenter de la ville de Listvianka sur les bords du Lac Baïkal à proximité d’Irkoutsk. Les guides en parlent comme d’une jolie ville côtière, d’où l’on peut admirer le lac, mais ça n’a rien à voir avec l’Ile d’Olkhon. La route est longue mais cela mérite vraiment le détour.

2 Comments on “2 jours sur l’île d’Olkhon, une parenthèse en Sibérie”

  1. Coucou Audrey,
    Pour l’anecdote avec le chauffeur de minibus, c’est ce qu’on appelle se faire « roubler » dans la farine 😉
    Merci pour ces moments partagés avec nous autres, pauvres diables sédentaires! Ton récit me procure un peu d’évasion et d’air frais. Profite bien !
    A bientôt

    1. Bonjour Déborah,
      Hi, hi, oui c’est tout à fait ça : se faire roubler ! 🙂
      Ravie de te procurer un peu d’évasion… et ce n’est que le début !!!
      bises

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